Alors là, je crois que j'ai trouvé ma référence ad vitam aeternam. Le burger alpha. L'écart suprême.
Bien sûr, le travail réalisé sur la déco n'y est pas pour rien. Parce que manger son burger les fesses dans un chesterfield flambant neuf à côté d'un luminaire en cuivre DIY (ou pas?), ça ajoute un petit quelque chose au menu. Cela dit, même si je devais déguster mon prochain burger Yabio sous un pont, ça serait encore un 5/5 à la sortie.
Mais reprenons dans l'ordre. Le bio, je trouve ça bien mais ce n'est pas forcément ce qui me fera craquer quand je veux un burger. Et j'étais même partagé à la lecture de la carte, il n'y a pas une recette qui m'a sauté aux yeux directement. Donc j'ai opté humblement pour un cheeseburger. Pas trop d'attente, mais on me donne un petit biper pour que je puisse m'installer en attendant ma commande : burger + frites + thé glacé.
Ça bipe. Je reçois mon plateau. Je déballe le paquet cadeau. Je croque. Et là, révélation. Tout bascule. Façon Terrence Malick, la vie défile devant moi et l'univers se met en perspective. Je sors de cet état de stase tandis que j'entame la dernière bouchée, pour mieux retomber dedans quand je passe aux frites.
Concrètement, tout était parfait. La viande est savoureuse et parfaitement saisie, le fromage à raclette est délicieusement fondue. Le tout s'accorde parfaitement bien avec le pain et une sauce douce mais pas écœurante. Une tuerie. Les frites sortent de la même école : un bon goût de pomme de terre, une cuisson idéale et un assaisonnement équilibré. On en oublie le manque de choix sur les sauces. On en oublie également toutes les frites grasses et mollassonnes des autres chaines de burger. Et le thé glacé maison ne gâche rien avec son délicieux goût de fruit rouge.
Au final, je suis retourné au comptoir cherché la carte de fidélité que j'avais refusé 10min avant.
Voilà, un avis un peu plus long que d'habitude... mais c'était pas comme d'habitude !! read more