Mamma Mia ! quelle cata !
Déjà aucun autocollant sur la vitrine, ça s'engageait mal, mais un article dans la presse stipulait le caractère "historique" de la pizzéria.
OK, testons !
Déco : trompe l'oeil de vues de Marseille. Effet badigeon sur le lambris qui donne plus l'impression d'un établissement vieux et sale.
Banquette en Skaï et chaises en bois.
Ambiance : climatisation à fond, 7°C à l'extérieur, autant dire, on s'attend à déguster une pizza au chaud. Salle quasi vide (on le comprendra pourquoi une fois la pizza servie).
WC : au sous-sol, odeur de mort, humidité maximale, moisissures et "goutte-à-goutte" aux toilettes. "Charme" marseillais. Miroir étuste, marche d'escaliers d'époque. Autant sur la vitrine, un auotocollant "handicapé" était collé, on se demande comment une personne en fauteuil pourra aller se laver les mains ou aux toilettes.
Le personnel : serveur en chemisette (7° C dehors et clim à fond) et noeud papillon o_O Le ridicule ne tue pas. Le service est une parodie d'un cours de lycée hôtellier. Autant je ne suis pas gênée par un service "à la bien" à Noailles, autant ce folklore de la pizzeria "bien" me déplaît.
Une personne en caisse, un pizzaïolo, deux serveurs, le patron, deux personnes en cuisine (les cuisines paraissent immenses pour pas grand chose). Pendant le service, on a eu droit à un ballet de sortie de containers à poubelle à 50 cm des tables. Charmant !
La carte : des pizzas, des viandes, rien de transcendant. La pizza aux anchois est à 8 EUR pour une personne, la même (même diamètre) pour deux personnes est à 10 EUR.
Quelle ne fut pas mon éclat de rire quand j'ai vu le pizzaïolo coupait à la roulette la pizza et le serveur la déposait dans nos deux assiettes. Pitoyable ! je ne sors jamais mon appareil photo au resto, mais là c'était tellement chaotique qu'il fallait garder une trace de ce dîner râté !
Assiette blanche, demi-pizza au diamètre digne d'une pizza surgelée. D'une tristesse ! Deux olives chacun, des anchois coupés en quatre, donc un anchois et demi par tête.
Le goût ? une pâte sèche, fine (c'est quand même ça), une sauce tomate acide, déposée avec parcimonie pour ne pas dire radinerie.
La carafe d'eau n'a pas été touchée, eau glacée, tellement nos quatre bouchées n'ont pas pesé lourd sur l'estomac. Inutile de faire passer cela avec de l'eau.
L'addition : 10 EUR (ils prennent la carte bancaire, voici l'atout de la pizzéria)
Définitivement, à oublier ! "historique" doit signifier "tout le monde s'y fait pigeonner une fois"
Heureusement le Monoprix Canebière ferme à 21heures, nous avons pu aller faire quelques courses pour "dîner pour de vrai". read more