Oyez Oyez braves gens ! Je viens vous conter ma quête.
Ceci est un manifeste pourfendant la démagogie indigeste de sa sainteté Loïc et de son équipe.
Mon preux chevalier et moi-même décidames de nous mettre en quête du Grall, trouver l'endroit idéal qui nous
permettrait tous les deux de festoyer dignement afin de célébrer comme il se doit Monsieur Valentin,
qui plus est c'était notre première fois.
L'appart de Loïc, façade sympathique, menu dégustation alléchant, nous pensions avoir fait le choix gagnant,
quel grand mal nous en a pris mes amis.
Le jour J, nous voici partis, classieusement vêtis.
Heureux comme des papes de pouvoir profiter d'une jolie soirée dans un endroit douillet où nos papilles allaient se délecter.
Dès la porte franchie, je vous le dis, ça commençait à sentir le roussi.
Bien que nous avions pris le soin de réserver, une dame non avenante nous installe de façon nonchalante
non pas sur une petite table à deux pour passer une saint-valentin en amoureux, mais sur une banquette.
Oh drame, oh désespoir,quelle déchéance ! Loïc qu'advient t'il de ton standing ?
Nous avons passé une Saint-Valentin à huit mains. En effet, peu de temps après, un couple,
ayant lui aussi au préalable réservé, s'est vu attribué, tout comme nous, les deux places restantes de la banquette.
Nous voilà confiné, mon ami et moi, entre le mur et deux inconnus, pas d'échappatoire possible.
Nous devions être trop jeune, ou peut-être ne pas correspondre à l'image de la clientèle aseptisée et bobos à souhait, délit de sale gueule.
Nos compatriotes eux avaient au le malheur de s'être équipé de leur pass gourmand (Pass facturé 50 Euros par
personne et permettant dans les restaurants y adhérant de bénéficier d'une remise de 50% sur la note finale).
Le service qui s'en suivi fut désastreux.
Bouteille à 25 Euros, on nous l'apporte dans un seau à glace qu'on nous tend.
A nous de nous débrouiller par la suite, on ne nous la présente pas, on ne nous la fait pas goûter, on ne nous sert pas.
Idem pour le reste des plats qu'on nous tendait à la volée, à nous de les attraper. Sans parler du fait d'être obliger
d'heler le serveur pour pouvoir avoir la chance d'obtenir des couverts. Ca ne m'aurait pas déranger de manger avec les mains.
En ma qualité de pourceau, j'ai la technique qu'il faut.
Nos voisins de table furent tout de même mieux logés que nous, et eurent l'immense chance qu'on leur énonce à chaque fois
gracieusement l'intitulé du plat.Bien que ploucs,le privilège de l'âge sans doute.
On nous vendait une cuisine créative, soite, les plats prévus pour des moineaux étaient bons mais sans plus.
Le grand Monsieur Loïc et son équipe, adulé de tous, ensencé par les critiques m'ont plus impressionné par leur manque de savoir vivre
et de chaleur humaine, que par leurs talents culinaires.
Quant vient le moment de l'addition, nous fimes part de notre mécontentement.
Le menu sans les vins est à 35 Euros, nous nous en sortionspour une note de 110 Euros.
Nous voulions nous faire palisir, marquer le coup, malgré nos bourses d'étudiante et de jeune actif.
Le sacrifice était trop grand vu le rendu.
La patronne osa nous dire que l'appart de Loïc était un établissement dénué de toute prétention.
Comble de la démagogie, elle classe son appart dans la catégorie des petites brasseries de quartiers.
Vous savez ces endroits où on aime bien se retrouver en famille ou avec ses amis, en semaine ou le week-end, pour déjeuner.
Ces endroits replis qui deviennent nos cantines.
Excusez-moi, Madame, nous n'avons pas les mêmes valeurs, un menu à 35 Euros est synonyme de repas de fête pour moi et pas de quotidien, je
m'attends donc à quelque chose de très bien.
Maladroitement.
Miss MYRTILLE read more