J'ai horreur de nager... Franchement, quel plaisir peut on prendre à payer pour aller dans un lieu où l'on sait d'avance qu'on aura froid, qu'on peut y attraper le rhume et d'autres maladies, qu'il sera rempli de monde, et qu'en plus il va falloir payer pour ça ?
Et pourtant, comme vous j'y vais parce que je sais que c'est bon pour mon corps que de se dépenser dans l'eau, et tout et tout. Oui, mais alors je choisis scrupuleusement là où je vais le tremper, ce corps qui va souffrit: à la piscine Garibaldi.
Perdue au beau milieu de la rue Garibaldi et assez dure d'accès en voiture vu la complexité des sens de circulation dans ce coin, allez y à pied. Comme quasiment toutes les piscines de la ville, elle est très vieille et pas en très bon état. Les vestiaires masculins par exemple sont sommaires: tout le monde se change devant tout le monde et puis c'est tout !
Arrivés au bord de l'eau, je me lance courageusement dans la ligne d'eau la moins pleine, avant de me faire traiter de tous les noms. Mon dieu, qu'ai je fait ? Aurais je oublié de mettre mon maillot de bain ? Mais non, tout va bien, ce n'est pas mon rêve récurrent qui se réalise finalement, c'est juste que les lignes d'eau sont séparées selon les nages que l'on y pratique: à gauche le loisir, et à droite le crawl, puis la brasse. Intelligent j'avoue. Ca évite de se prendre à chaque aller et à chaque retour les bras du nageur en dos crawlé (non mais on n'a pas idée de nager comme ça.... ?) ou de croiser un crawleur en furie qui râle à cause de votre rythme d'escargot, ou plutôt de poulpe.
Bon, j'avoue que j'y retourne souvent dans cette piscine: elle n'a qu'un bassin, et elle est souvent pleine, mais son organisation m'attire; c'est mon côté taylorisation du travail sûrement... read more