Il s'agit apparemment d'une secte mais sociologiquement les gens n'y voient que du feu car le marketing est bien rodé pour endormir la faculté critique de la masse. Après ¼ d'heure, quand arrive mon tour, une personne qui vient d'arriver a le droit de me dépasser. Le carton numéroté censé mettre de l'ordre dans cette gabegie ne rime à rien. Il s'agit d'une production de chiffres aléatoires m'explique-t-on (sic)... Bref, je me casse. Dans n'importe quel commerce, on soigne le client et non l'inverse. Ce qui est étonnant, c'est la patience du public un peu bobo qui devant moi faisait preuve de bonté et acceptait ces entourloupes alors qu'il était lésé également. Ce public était parfaitement capable de lécher les chaussures du boutiquier pour obtenir ce précieux sésame que représente une simple cartouche de capsules Nespresso. A une époque où dans la presse on arrête pas de fustiger la montée des dictatures, ce passage chez Nespresso Avenue Louise m'a montré et fait comprendre à quel point le rapport " maître-esclave " est consommé et accepté de façon active par une large majorité du public. Ici ce n'est encore que pour bêtement acheter un café correct mais dans un futur proche... j'ose à peine imaginer. Le public voué à la fameuse marque à la pomme doit-être peu ou prou du même acabit. Bref, cette machine va valser chez Recupel avec d'autres " brols ". Essayez également, je vous assure, c'est vivifiant cette liberté retrouvée. " What else ? ". Quand je compare la figure souvent humble du cultivateur de café, qui connait son produit, par rapport au faciès (pour rester poli) plein d'arrogance de celui qui essaye de vous le vendre et l'expliquer sans même jamais avoir vu une plantation en vrai, cela laisse songeur dans nos villes polluées.
Au plaisir... read more