Je me suis rendu de nombreuses fois à la fondation GIANADDA avec plaisir, mais ma dernière visite qui date du 11 Aout 2012 me laisse un goût amer. Le plaisir de contempler et de savourer les oeuvres de l'exposition le Mythe de la couleur a été complétement saccagé par les chiens de gardes de la fondation, obsédés qu'ils étaient par le fait que je porte sur mon dos ma saccoche de réservoir (nous étions venus en moto), alors que celle ci était ajustée à moi et ne présentait objectivement aucun danger, ni pour les oeuvres, ni pour les autres visiteurs, d'ailleurs assez clairsemés, en tout cas probablement moins risqué que de porter à bout de bras un sac qui pèse plusieurs kilos et qu'on change de main régulièrement pour reposer le bras qui le porte. Bref, ils n'ont eu de cesse de nous importuner. Il faut préciser que la fondation ne met pas de consigne digne ce nom à disposition des visiteurs, la seule proposition étant de déposer le sac au tout venant, sur l'hypothétique garde du vendeur de souvenirs ! Il est déplorable qu'une visite au demeurant pas donnée ( 15 EUR l'entrée) soit ainsi saccagée par des contraintes qui n'ont pas de sens et qui ôtent tout le plaisir d'une visite culturelle au demeurant fort intéressante. Venant de Grenoble, nous avons fait plus de 200 km pour cette expo et comme je le disais plus haut, ce n'est pas la première fois que nous nous rendons à Martigny, mais j'avoue ne plus être très sur de vouloir revenir une fois encore. Quand on met en place un réglement drastique, la moindre des choses est aussi de mettre en place les moyens qui permettent de respecter ce réglement, à savoir un gardiennage sérieux des sacs. L'époque que nous vivons actuellement devient de plus en plus plus contraignante sous tous ses aspects, celà finit par lasser et dégouter de fréquenter de tels lieux où la paranoïa est poussée à son extrème.
Michel de Grenoble read more